Déjà dans la tourmente, Ary Abittan n’est pas sorti de l’auberge. Alors que les propos de Brigitte Macron traitant de «sales connes» des militantes féministes intervenues au cours de l’un de ses spectacles font polémiques ces derniers jours, ce jeudi 11 décembre l’ancienne Miss France Laury Thilleman s’est exprimée sur une vidéo de 2013 qui a refait surface. Sur le plateau de l’émission les Enfants de la télé, présentée par Arthur, le comédien Ary Abittan avait violemment saisi le visage de la jeune femme avant de l’embrasser de force sur la bouche pendant plusieurs secondes et de l’empêcher de se débattre.
Elégance
La vidéo, largement partagée après la polémique Brigitte Macron, est parvenue jusqu’à Laury Thilleman qui l’a republiée sur Instagram. Celle qui est devenue animatrice après son sacre en 2011 l’a accompagnée d’un texte dans lequel elle affirme : «Je redécouvre ces images 14 ans après. J’avais 20 ans, j’en ai aujourd’hui 34 mais le traumatisme est intact.»
«Je ne consens pas»
Si elle avait gardé le sourire devant les caméras après avoir tenté de repousser Ary Abittan, la Bretonne affirme «avoir eu honte» à l’époque. «Je me sentais humiliée, objetisée, impuissante, alors comme pour faire bonne figure je tente d’en rire comme tout le monde autour de la table. Mais je ne consens pas», souligne-t-elle. Et Laury Thilleman de dresser ce constat : «A l’époque je n’ai rien dit, je n’ai rien fait, par peur, par honte. Parce que le consentement il y a 14 ans on n’en parlait pas.»
La polémique autour des propos de Brigitte Macron, elle, est née après la diffusion d’une vidéo dans laquelle on voit la première Dame, aux côtés d’Ary Abittan, insulter quatre militantes du collectif féministe #NousToutes qui avaient fait irruption la veille, le 7 décembre, au spectacle du comédien et portant des masques sur lesquels était inscrit le mot «violeur».
Billet
L’humoriste, accusé d’avoir violé une jeune femme de 24 ans en 2021, avait bénéficié d’un non-lieu en avril 2024, confirmé en appel en janvier 2025. Le collectif Nous Toutes a rappelé qu’un «non-lieu n’est pas un acquittement, c’est juste la fin des poursuites». Dans ce contexte, «je ne souhaite à personne ce qui est arrivé […] alors au nom de toutes celles qui n’ont pas pu faire entendre leurs voix, je souhaite faire entendre la mienne», a écrit Laury Thilleman.




