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Familles monoparentales : à Ris-Orangis, ville pionnière, du répit, de l’écoute et un statut communal à consolider

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Première commune à avoir voté une série de mesures dédiées aux parents isolés, la municipalité s’est confrontée à des difficultés pour le faire appliquer. Si les mères concernées saluent une reconnaissance importante, l’accès à leurs nouveaux droits reste à renforcer.

Dans le cadre du dispositif «un temps pour soi», les parents célibataires peuvent faire garder leurs enfants tous les mercredis pendant qu'ils bénéficient d'un des ateliers prévus : coiffure, automassage... (Cha Gonzalez/Libération)
ParMarlène Thomas Decreusefond
photo Cha Gonzalez
Publié aujourd'hui à 12h36

«Passez-vous la main dans les cheveux, montrez-moi ce que vous voulez couper.» Zo s’exécute et passe délicatement ses doigts dans sa longue mèche brune. Ingrid, coiffeuse freelance, lui sourit : «Vous avez passé votre main jusqu’au bout des pointes, la gestuelle dit beaucoup. Vous n’êtes pas prête à les couper.» Mère de deux filles de 11 ans et 16 ans, dont le père a la garde principale, cette femme de 48 ans participe pour la première fois à l’atelier coiffure offert par la municipalité de Ris-Orangis aux mères isolées.

Première ville à avoir créé un statut communal pour les familles monoparentales, comptant pour 32 % des foyers de la ville, Ris-Orangis a prévu parmi ces 21 nouveaux droits la création du dispositif «Un temps pour soi» : un lieu «d’échanges et de détente» avec possibilité de faire garder ses enfants. Ce rendez-vous, gratuit, est fixé chaque mercredi après-midi dans une ancienne MJC réhabilitée.

Les ateliers couture, automassage, création de produits d’entretien, n’ont toutefois pas suivi le rythme hebdomadaire envisagé après le vote du 22 mai 2024. «La fréquence pouvait varier, mais surtout nos propositions n’étaient pas forcément ce que les

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