La sidération. Chahinez Boutaa avait 31 ans. A Mérignac, en Gironde, elle a été tuée mardi, blessée par arme à feu avant d’être brûlée vive par son mari, dont elle était séparée. La lassitude se mêle à l’émotion lorsqu’apparaissent les défaillances d’un système incapable de protéger cette mère de trois enfants face à un homme de 44 ans violent et récidiviste. Le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et la ministre déléguée à Citoyenneté, Marlène Schiappa, ont déclenché ce jeudi une mission d’inspection devant notamment éclaircir les conditions de remise en liberté et de suivi de cet homme, qui purgeait une peine de prison avec sursis pour violences conjugales. Dans l’attente des conclusions prévues pour le 11 mai, Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis et co-présidente de
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Féminicide de Mérignac : «La dangerosité des hommes violents n’est toujours pas suffisamment pensée et repérée»
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Le meurtre extrêmement violent de Chahinez Boutaa en Gironde témoigne pour Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis, d’une mise en application défaillante des moyens existants.
Devant la maison de Chahinez Boutaa, à Mérignac (Gironde) mercredi. (Ugo Amez/SIPA)
Publié le 06/05/2021 à 15h30
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