Elles s’appelaient Elodie, Laure, Mélina, Béatrice, Zaïa. Elles ont été tuées les 19 et 20 novembre. Leurs prénoms, s’ajoutant à ceux de la centaine d’autres femmes victimes chaque année de féminicide, marquent à eux seuls l’insuffisance de nos politiques publiques. Nommés par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, afin d’établir une feuille de route de lutte contre les violences intrafamiliales (VIF), Gwenola Joly-Coz, présidente de la cour d’appel de Papeete, et Eric Corbaux, procureur général près la cour d’appel de Bordeaux, refusent l’impuissance face à cette litanie funèbre.
Développement du bracelet antirapprochement, jurisprudence sur le contrôle coercitif, expérimentation d’une justice spécialisée à Poitiers où ils ont œuvré de concert… Ces hauts magistrats n’ont cessé de faire avancer le droit en matière de violences conjugal




