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Interview

Féminicides, contrôle coercitif, violences intrafamiliales : ­«C’est à l’institution de s’adapter à l’être humain»

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Missionnés par Gérald Darmanin, les magistrats Gwenola Joly-Coz et Eric Corbaux ont établi une nouvelle feuille de route pour lutter contre les violences intrafamiliales. Face à la hausse des féminicides, ils appellent à de réelles transformations dans l’institution.

Les magistrats Gwenola Joly-Coz et Eric Corbaux à Paris, en novembre. (Cyril Zannettacci/Vu pour Libération)
Publié le 11/12/2025 à 18h11

Elles s’appelaient Elodie, Laure, Mélina, Béatrice, Zaïa. Elles ont été tuées les 19 et 20 novembre. Leurs prénoms, s’ajoutant à ceux de la centaine d’autres femmes victimes chaque année de féminicide, marquent à eux seuls l’insuffisance de nos politiques publiques. Nommés par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, afin d’établir une feuille de route de lutte contre les violences intrafamiliales (VIF), Gwenola Joly-Coz, présidente de la cour d’appel de Papeete, et Eric Corbaux, procureur général près la cour d’appel de Bordeaux, refusent l’impuissance face à cette litanie funèbre.

Développement du bracelet antirapprochement, jurisprudence sur le contrôle coercitif, expérimentation d’une justice spécialisée à Poitiers où ils ont œuvré de concert… Ces hauts magistrats n’ont cessé de faire avancer le droit en matière de violences conjugal

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