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Féminicides : derrière les agressions directes, le fléau massif et méconnu des suicides

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906 en 2024, c’est le nombre de femmes ayant mis fin à leurs jours ou qui ont tenté de le faire à cause du harcèlement de leur conjoint ou ex-conjoint. Un chiffre qui a augmenté de 17 % par rapport à 2023.

Lors d'une manifestation à l'appel du mouvement feministe Nous toutes, à Paris, en 2022. (Amaury Cornu/Hans Lucas. AFP)
Publié le 22/11/2025 à 9h39

«Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon.» La phrase est désormais connue de tous. Et si c’était l’arbre qui cachait la forêt ? En France, chaque jour, trois femmes sont en fait victimes de féminicide ou tentative de féminicide conjugal. Un chiffre en hausse sur un an, selon les données de la mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), publiées ce jeudi 20 novembre et portant sur l’année 2024. «Toutes les sept heures, il y a une femme que son conjoint ou ex-conjoint tue, tente de tuer, conduit à se suicider ou à tenter de se suicider», précise la lettre annuelle de l’Observatoire national des violences faites aux femmes, qui dépend de la Miprof.

Dans le détail, 107 femmes ont été victimes de féminicides conjugaux l’an dernier, 270 de tentatives de féminicides conjugaux. Le reste ? Un chiffre encore largement méconnu du grand public : 906 femmes ayant été victimes de harcèlement de leur conjoint ou ex-conjoint se sont suicidées ou bien ont tenté de le faire, selon ce rapport pub

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