Dans la glorieuse épopée du parti de Donald Trump, cela ressemble au «Saint Graal». Ou à l’heure de vérité et du casse-gueule. A minuit, le 1er septembre, faute de réaction de la Cour suprême des Etats-Unis, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, en campagne de réélection, a promulgué la loi anti-avortement la plus répressive du pays, interdisant l’IVG après seulement six semaines de grossesse, sans exception en cas de viol ou d’inceste.
Autre innovation : quand bien même cette loi déroge à près de quarante-huit ans de jurisprudence de la Cour suprême, à un arrêt «Roe v. Wade» de 1973 qui fonde le droit à l’IVG dans tout le pays, cette prohibition semble imparable, en raison d’un tour de passe-passe juridique. Plutôt que de charger les autorités d’appliquer la loi au risque d’encourir les tribunaux constitutionnels, les législateurs contournent l’obstacle en confiant au vertueux citoyen lambda le soin de poursuivre au civil les complices d’avortements illégaux pour les ruiner en dommages et intérêts.
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