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Libération
Reportage

IVG dans la Constitution : à Paris, «c’est un signal fort envoyé au monde»

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Au Trocadéro ce lundi 4 mars, les centaines de personnes réunies pour assister à la retransmission du vote du Congrès ont exprimé leur joie et leur émotion à l’annonce des résultats, sans oublier les combats qu’il reste à mener.

«Mon corps, mon choix», peut-on lire sur la tour Eiffel le 4 mars. (Abdul Saboor/REUTERS)
Par
Léo Thiery
Publié le 04/03/2024 à 20h38

«Ce ne sont pas les femmes qui sont fragiles, ce sont leurs droits !» Dès 15 h 30, ce lundi 4 mars, sous un soleil étincelant, les membres de la Fondation des femmes commencent à donner de la voix en entonnant leurs slogans. Place du Trocadéro, à Paris, le coup d’envoi de cette journée historique est lancé. Sur l’écran géant installé sur le parvis des libertés et des droits de l’homme, une interview sur LCP de Marine Le Pen est rapidement éclipsée et remplacée par de la musique sous les huées du public.

Devant le discours du Premier ministre, Gabriel Attal, Josie, 85 ans et cinquante ans de militantisme derrière elle, se dit enchantée par l’entrée de cette «liberté garantie» dans la Constitution. Mais affirme qu’il ne s’agit pas d’une fin en soi : «Ce vote s’inscrit dans le sillage de milliers de femmes qui ont été effacées et ont parfois laissé leur vie dans ce combat.» Pour cette taulière de la lutte féministe qui garde précieusement sa première carte d’adhérente au Planning familial, datée de 1966, «le combat ne fait que commencer tant

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