Son aplomb a marqué les esprits. Début juin, dans le Tarn, Laura, 18 ans, interpelle Emmanuel Macron : «Vous mettez à la tête de l’Etat des hommes accusés de viols et de violences sur les femmes. Pourquoi ?» Dans la foulée, le hashtag #LaQuestionDeLaura se répand comme une traînée de poudre. La lycéenne devient l’emblème d’une génération #MeToo, éveillée, consciente, combative. «Le féminisme fait partie de moi, j’ai grandi avec #MeToo», avance Angelina, 19 ans, étudiante à Sciences-Po Poitiers. Cette Niçoise a 14 ans lorsque l’affaire Weinstein éclate aux Etats-Unis. Elle est en classe de troisième quand, le 15 octobre 2017, l’actrice Alyssa Milano appelle à témoigner sous le hashtag #MeToo des violences sexistes et sexuelles subies (VSS). La renaissance d’une initiative lancée en 2006 par l’activiste afro-américaine
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«J’ai grandi avec #MeToo» : chez les jeunes femmes, la conscience infuse
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La déferlante de témoignages de 2017 et l’ébullition militante qui a suivi ont façonné le féminisme des adolescentes et étudiantes, qui se confrontent encore particulièrement aux violences sexuelles et normes patriarcales.
Un rassemblement du mouvement #MeToo à Paris, le 29 octobre 2017. (Cha Gonzalez/Libération)
Publié le 11/10/2022 à 19h01
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