«Enfin.» Certaines disent avoir longtemps attendu ce moment : «Des années qu’on essaie de mettre le viol au cœur du débat public. Cette fois, ça y est : les violences sexuelles sont devenues un sujet national», salue Sophie Barre, membre de la coordination nationale du collectif féministe #NousToutes. Pour elle, six ans après #MeToo, la France est désormais à un «tournant». Le coup de volant, estime-t-elle, c’est le président de la République lui-même qui l’a donné, en apportant son soutien sans faille à Gérard Depardieu, lors de son intervention dans C à vous, sur France 5, le 20 décembre. Malgré les accusations de violences sexuelles portées par une quinzaine de femmes à l’encontre de l’acteur, ciblé par trois plaintes pour viol et agression sexuelle, Emmanuel Macron a fustigé une «chasse à l’homme», le «tribunal public», dit sa crainte de tomber dans «l’ère du soupçon», et asséné que Gérard Depardieu «rend fière la France»… «Un camouflet face au courage des femmes», a commenté
#MeToo
L’affaire Depardieu, un «tournant» dans la perception des violences sexuelles ?
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Si d’un côté les féministes se réjouissent que la polémique autour de l’acteur ait porté le sujet au cœur du débat public, de l’autre, elles pointent «l’impunité» et les «défaillances du système judiciaire» qui perdurent..
Une manifestation à Marseille avant un spectacle de Gérard Depardieu, le 15 juin. (Gaelle Matata/Gaelle Matata)
Publié le 06/01/2024 à 7h14
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