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«Le masculinisme est un enjeu de sécurité nationale» : le Haut Conseil à l’égalité tire la sonnette d’alarme

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L’instance indépendante consacre, pour la première fois, une partie de son rapport annuel à l’étude de ces mouvances. Sa présidente, Bérangère Couillard, dévoile les résultats du baromètre, publiés ce mercredi 21 janvier, à «Libération».

Bérangère Couillard: «Les chiffres sont inquiétants : 17 % des plus de 15 ans adhèrent au sexisme hostile, soit 10 millions de personnes.» (Thomas Samson/AFP)
Publié le 21/01/2026 à 6h00

Une menace ne grandit pas sans un terreau fertile. Celui du masculinisme se nomme «sexisme hostile», alerte le Haut Conseil à l’égalité (HCE) dans son rapport annuel, publié ce mercredi 21 janvier, que dévoile Libération. Viralisées par les réseaux sociaux, ces mouvances en représentent «l’expression la plus structurée et la plus militante». Diverses, elles ont pour point commun de vouloir construire une réalité alternative, en plaçant les hommes en position de victimes d’un système qui les discriminerait. Le HCE consacre à cette menace, pour la première fois, une partie de son état des lieux du sexisme, augmentant son baromètre de nouvelles questions.

De quoi mesurer l’étendue des ravages de certains concepts propagés par les masculinistes tels que le «bodycount» : près d’un quart des hommes adhère à l’idée que les femmes ayant eu de multiples partenaires ne peuvent plus s’attacher. La

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