Une menace ne grandit pas sans un terreau fertile. Celui du masculinisme se nomme «sexisme hostile», alerte le Haut Conseil à l’égalité (HCE) dans son rapport annuel, publié ce mercredi 21 janvier, que dévoile Libération. Viralisées par les réseaux sociaux, ces mouvances en représentent «l’expression la plus structurée et la plus militante». Diverses, elles ont pour point commun de vouloir construire une réalité alternative, en plaçant les hommes en position de victimes d’un système qui les discriminerait. Le HCE consacre à cette menace, pour la première fois, une partie de son état des lieux du sexisme, augmentant son baromètre de nouvelles questions.
De quoi mesurer l’étendue des ravages de certains concepts propagés par les masculinistes tels que le «bodycount» : près d’un quart des hommes adhère à l’idée que les femmes ayant eu de multiples partenaires ne peuvent plus s’attacher. La




