Le Sénat aura manqué le train de l’histoire, celui qui aurait fait de la France un pays pionnier en sécurisant le droit à l’avortement dans le marbre de sa Constitution. Au moment du vote, les bancs bruissent, les portables se dégainent pour saisir en image ce premier revers attendu. Avec 172 voix contre et 139 pour, la Chambre haute, à majorité de droite, s’est opposée, au terme de débats parfois enlevés, à une proposition de loi transpartisane visant à inscrire le droit à l’IVG et à la contraception dans la loi fondamentale. Examiné en première lecture ce mercredi soir dans le cadre d’une niche parlementaire du groupe écologiste, ce texte porté par la sénatrice Mélanie Vogel était cosigné par 114 sénateurs, issus de sept groupes politiques sur les huit que compte le Sénat, à l’exception des Républicains. Deux élus LR ont voté pour, six se sont abstenus ; quinze centristes ont voté en faveur de ce texte. Le décalage entre le Sénat et la société française est frappant : selon un sondage Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès, «81 % des Français sont favorables à l’inscription de l’accès à l’IVG dans la Con
IVG
Le Sénat rejette l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution
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Avec 172 voix contre et 139 pour, la Chambre haute rejette, sans surprise, l’entrée du droit à l’IVG dans la loi fondamentale. Le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, et la ministre chargée de l’Egalité, Isabelle Rome, ont affirmé leur soutien à cette initiative parlementaire.
Mélanie Vogel, ici en juillet, a porté le texte au Sénat. (Amaury Cornu/Hans Lucas/AFP)
Publié le 19/10/2022 à 19h51
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