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Procès des viols de Mazan

Les Amazones d’Avignon, un élu de Mazan, une femme du public… 5 questions d’observateurs du procès posées à Gisèle Pelicot

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Le procès des viols de Mazan a été ouvert au public, permettant à la société d’avoir accès à l’audience. Une association féministe, une docteure en pharmacie, un élu, une retraité et un patron de bar interrogent Gisèle Pelicot.

Gisèle Pélicot à Paris, le 3 février 2026, à l’occasion de la parution de son livre, dans lequel elle sort du silence pour la première fois depuis la fin du procès des viols de Mazan. (Ava du Parc/Libération)
ParMarlène Thomas Decreusefond
Stéphanie Harounyan
correspondante à Marseille
Publié le 12/02/2026 à 6h00

Sa décision de lever le huis clos a suscité «une magnifique secousse tellurique», écrit Gisèle Pelicot. Parmi celles et ceux touchés, des hommes et femmes l’ayant écouté, soutenu, dans le tribunal, à quelques mètres de là, ou à des centaines de kilomètres dans leurs actions. Au nom de la société qu’elle a bousculée, cinq d’entre eux l’interrogent.

Les Amazones d’Avignon

Durant quatre mois, elles se sont mobilisées par dizaines devant le palais de justice, accompagnant chaque sortie de Gisèle Pelicot par des chants et applaudissements, investissant les murs d’Avignon par leurs collages. Elles étaient encore présentes à Nîmes, lors de l’appel.

Quand vous pensez à la femme que vous étiez avant, qu’aimeriez-vous lui dire ?

Tu ne t’es pas si mal débrouillée que ça. Tu t’es pris des coups comme un boxeur, tu es tombée souvent à terre, mais tu t’es toujours relevée. Peut-être que je lui dirais d’être un peu plus vigilante, mais je pense que c’est dans ma nature d’être comme ça, donc je ne vais pas changer. Sans aucune prétention, je suis assez fière de ce que mes parents m’ont transmis.

Stéphane Claudon

Infirmier, cet élu d’opposition au conseil municipal de Mazan raconte la «honte» qu’il a ressentie après les propos tenus sur la BBC par le maire

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