Le 1er mai, à Narbonne, une poignée de femmes juives, membres du collectif Nous Vivrons, déboulent au meeting du Rassemblement national dans une arena gonflée à bloc, qui s’apprête à accueillir Marine Le Pen et Jordan Bardella. Pancartes au poing, elles scandent : «Vous n’êtes pas le bouclier des Juifs», en référence à une formule de la cheffe du parti, avant de se faire virer manu militari par les gros bras de la sécurité. Le même jour, le même slogan résonne à Domrémy-la-Pucelle (Vosges), où d’autres membres de Nous Vivrons perturbent l’hommage de Marion Maréchal à Jeanne d’Arc. Malgré ces deux actions dirigées contre le parti nationaliste, «on va continuer à nous dire qu’on est un collectif d’extrême droite», regrette quelques jours plus tard, auprès de Libération, Bettina Manchel, sa vice-présidente.
Analyse
Lutte contre l’antisémitisme : «Nous Vivrons», un collectif révélateur des fractures de la gauche
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Largement féminin, ce collectif contre l’antisémitisme né après les attaques du 7 Octobre a peu d’alliés dans la mouvance féministe et antiraciste. Accusé de connivence avec l’extrême droite, il dénonce un faux procès.
Le collectif Nous Vivrons, le 8 mars, lors d'une manifestation dans les rues de Paris. (Serge Tenani/Hans Lucas via AFP)
Par
Coline Clavaud-Mégevand
Publié le 19/05/2025 à 15h06
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