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Interview

Patronyme : «On enlève aux femmes toute capacité de contrôle en enlevant leur nom»

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Dans une pétition lancée lundi, le collectif Georgette Sand dénonce les pratiques encore de mise dans l’administration fiscale et les établissements bancaires d’invisibilisation du nom des femmes. La fondatrice, Ophélie Latil, demande l’application de loi.

Lors de la manifestation féministe à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, à Paris le 8 mars. (Marie Rouge/Libération)
Publié le 17/03/2021 à 9h55

Le patronyme reste l’un des stigmates, archaïque et particulièrement visible, du patriarcat. Dans une pétition lancée ce lundi, le collectif Georgette Sand, dont les actions visent à améliorer la visibilité des femmes dans l’espace public, compte bien s’y attaquer en redonnant son nom à «Zézette épouse . Au nom de la simplification administrative et au mépris de la loi, l’administration fiscale écrase l’identité des femmes au profit de celle de leur conjoint. Plus de cinquante ans après la disparition de la notion de «chef de famille», la fondatrice du collectif, Ophélie Latil, note la persistance de «vestiges socioculturels», également dans le milieu bancaire, avec en prime des conséquences importantes, notamment sur l’indépendance économique des femmes.

Comment l’administration fiscale invisibilise-t-elle le nom des femmes ?

Certaines administrations fiscales invisibilisent le nom des femmes au profit de celui de leur conjoint. Malgré la suppression de la notion de chef de famille il y a cinquante ans, cette dernière reste bel et bien dans les usages. Fréquemment, dans le cadre de couples hétérosexuel

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