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Précarité menstruelle

Près d’une étudiante sur deux choisirait entre achats alimentaires ou protections périodiques

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Une enquête de l’association de solidarité étudiante, qui organise des distributions alimentaires, met en lumière le difficile accès aux protections périodiques pour les jeunes femmes, entre coût trop élevé et manque d’information.

Distribution de produits hygiéniques pour les étudiants précaires à la Sorbonne, à Paris, en mars 2021. (JACOPO LANDI/Hans Lucas via AFP)
Publié le 03/10/2022 à 5h00

Chaque mois, la même galère. Pendant près d’une semaine, certaines étudiantes doivent choisir entre manger à leur faim et acheter des protections périodiques pour leurs règles. Selon une étude réalisée par l’association Co’p1, qui organise des distributions alimentaires à destination des étudiantes et étudiants, 43% des répondantes ont été contraintes de choisir entre l’achat de nourriture et de protections périodiques. «C’est un chiffre extrêmement marquant et inquiétant, aussi bien pour la santé des femmes que pour leur bien-être pendant les études», s’inquiète la vice-présidente de l’asso, Clara Limoge. En outre, 32% des sondées disent avoir déjà renoncé à acheter des protections «par manque de moyens».

Co’p1 publie ce lundi les résultats d’une enquête sur la précarité menstruelle menée entre janvier et mars 2022 auprès de 348 personnes. Libération a pu consulter ces données en exclusivité, qui vont dans le même sens que la dernière étude d’ampleur sur le sujet, de l’Ifop en 2017, selon laquelle 1,7 million de femmes n’avaient pas les moyens de se procurer régulièrement des protections périodiques. Face au coût considérable de ces biens, l’association Co’p1 alerte : des étudiantes doivent rogner sur leur confort et leur santé pour s’en sortir.

«Acheter le moins cher possible»

Les données de cette nouve

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