Jusqu’au bout, son entourage l’a martelé : «La ministre tient la barre comme jamais» dans ce qui est «le combat de sa vie». Un «sacerdoce», disait même l’une de ses amies de longue date, Marie-France David, à Libération en mai, à l’occasion d’un portrait qui lui était consacré. Les violences faites aux femmes, Isabelle Rome les a côtoyées de près : magistrate plus de trois décennies durant, elle fut présidente de plusieurs cours d’assises, à Nanterre, Versailles ou encore Pontoise, où elle fut aussi chargée des affaires familiales, au sein du tribunal de grande instance. Ces histoires de victimes «mortes de l’intérieur», la ministre déléguée à l’Egalité entre les femmes et les hommes, à la Diversité et à l’Egalité des chances les a souvent convoquées au cours de cette année passée au gouvernement. Histoire de donner de la chair à sa fonction, en rappelant cette «réalité tenace», ce «constat intolérable» qui semblent avoir nourri ses ouvrages sur le sujet et lui avoir servi de boussole.
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Remaniement : malgré un bilan positif, Isabelle Rome débarquée de l’Egalité femmes-hommes
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Appréciée des associatifs, qui saluent une personne «engagée et sincère», l’ancienne magistrate à la solide expérience du terrain quitte le ministère après avoir endossé sa mission avec sérieux mais sans vraiment réussir à s’imposer politiquement.
Isabelle Rome, à Paris le 31 mai 2023. (Cha Gonzalez/Libération)
Publié le 20/07/2023 à 19h18
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