Elle est le visage du #MeToo à la française. Deux jours avant le message d’Alyssa Milano, le 13 octobre 2017, dans le sillage de l’affaire Harvey Weinstein, Sandra Muller publie une série de tweets en forme d’uppercuts. «#BalanceTonPorc !! toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcèlent (sic) sexuel que tu as connu dans ton boulot. Je vous attends.» Cette journaliste directrice de la Lettre de l’audiovisuel, 46 ans à l’époque, enchaîne dans un deuxième : «Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit. Eric Brion ex-patron d’Equidia #BalanceTonPorc.» Les témoignages pleuvent. Un an après ce post, près d’un million de messages ont été envoyés. Le mot d’ordre rassemble autant qu’il divise. Le mouvement de dénonciation devient «délation» pour certains. Les résistances se font jour immédiatement. Attaquée en diffamation par Eric Brion, Sandra Muller est condamnée en première instance. En appel,
Interview
Sandra Muller sur les 5 ans de #MeToo : «Il y avait pour les femmes un besoin d’être prises au sérieux»
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Le 13 octobre 2017, la journaliste Sandra Muller accusait Eric Brion de harcèlement sexuel sur Twitter et lançait le hashtag #BalanceTonPorc. Cible de violentes attaques en ligne, elle se réjouit de l’impact de son geste totalement assumé et revient sur les blocages qui demeurent dans la lutte contre les violences sexistes en France.
La journaliste Sandra Muller à New York, le 8 octobre. (Mahka Eslami/Libération)
Publié le 12/10/2022 à 7h46
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