La «chute de l’ogre» se poursuit. Après la révélation des images de l’émission Complément d’Enquête sur France 2 en octobre 2023, qui montraient Gérard Depardieu en train de sexualiser des petites filles coréennes, des séquences inédites le représentent à nouveau en train de multiplier les allusions sexuelles sur un lieu de tournage. Le magazine Quotidien diffusera ce mercredi 4 février sur la chaîne TMC les Scandales Depardieu, un documentaire sur les polémiques qui entourent l’acteur : quelques extraits publiés sur les réseaux sociaux donnent à voir le comportement graveleux de l’ex-monstre sacré du cinéma.
«Arrache-moi la culotte»
Au cœur du documentaire, des images captées en juin 2020, alors que les caméras de Quotidien étaient présentes sur le tournage du film Umami. Ce long-métrage signé Slony Sow, mettait notamment à l’affiche Sandrine Bonnaire et Pierre Richard. Entre deux prises, Gérard Depardieu s’adresse à une figurante nommée Sarah. «Toi, la Sarah, tu joues au théâtre, toujours ? […] Arrache-moi la culotte, va», s’amuse le septuagénaire.
Se livrant à des éructations du même acabit que celles déjà dévoilées par Complément d’Enquête, il ajoute ensuite : «Mais tu es toute ravissante», puis «à mon avis la pension est impeccable, une belle salope». Et à propos de Sandrine Bonnaire, qui incarne son épouse : «Tu pars avec Louise, et puis tu l’embrouilles là-bas. Tu l’emmènes et tu la désosses, comme un petit pied de porc.» Le lieu de tournage d’Umami, une ancienne abbaye française, semble aussi l’inspirer : «Les nonnes, elles ne devaient pas se faire chier ici. Parce qu’il y a le potager avec des concombres, je ne te dis pas !».
Des plateaux aux tribunaux
Tombé en disgrâce dans le monde du cinéma après la diffusion de l’émission de Complément d’enquête intitulé la Chute de l’ogre, l’acteur est aujourd’hui visé par sept plaintes, pour viols et agressions sexuelles. Deux ont été déposées par la comédienne Charlotte Arnould et font l’objet d’un renvoi devant la cour criminelle de Paris, dont Gérard Depardieu a fait appel. Deux autres plaintes ont été déposées contre le comédien pour viols et agressions sexuelles – faits prescrits – par l’actrice Hélène Darras et la journaliste espagnole Ruth Baza.
En début d’année 2024, deux femmes ont à leur tour porté plainte pour des agressions sexuelles survenues sur le tournage du film les Volets verts, de Jean Becker en 2021. A l’issue d’un procès marqué par une importante «victimisation secondaire» perpétrée par son avocat – quand le dispositif judiciaire maltraite les victimes – l’acteur a été condamné en mai à 18 mois d’emprisonnement avec sursis pour ces faits. Une sanction dont il a fait appel : un nouveau procès doit se tenir cette année.




