Les violences conjugales ont coûté la vie à 102 femmes en 2020. Parmi ces femmes, dont Libération raconte les histoires depuis 2017 dans un long format, 35 % avaient déjà été victimes de violences avant d’être tuées. Alors que s’égrène au fil des mois une interminable litanie funèbre, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a dévoilé ce lundi dans une interview au Parisien une série de mesures, accompagnant la publication de l’étude nationale sur les morts violentes au sein du couple de l’an dernier. Les violences intrafamiliales «sont en train de devenir le premier motif d’intervention des policiers et gendarmes» devant les opérations de lutte contre les stupéfiants. «Il y a eu plus 395 000 interventions pour violences intrafamiliales et 193 000 procédures judiciaires, donc près d’une procédure sur deux n’a pas abouti», remarque Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis et coprésidente de la commission violences du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE
Analyse
Violences conjugales : les mesures de Darmanin passées au crible
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Fin des mains courantes pour que les faits soient mieux transmis à la justice, traitement prioritaire des plaintes, équipes spécialisées… Les annonces du ministre de l’Intérieur, nécessaires mais pas suffisantes selon les associations qui luttent contre les violences faites aux femmes, devront s’accompagner de moyens conséquents.
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le 28 mai. (Loic Venance/AFP)
Publié le 02/08/2021 à 21h22
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