En Europe, l’éducation à la sexualité fait face à un mouvement d’opposition «structuré, financé, transnational et efficace qui réussit à influencer les débats publics et les décisions politiques». Et, depuis le début des années 2010, ces résistances sont croissantes. Le constat est dressé par le Planning familial, confédération féministe historique de défense de la santé sexuelle et du droit à l’IVG qui regroupe 82 associations, dans un rapport publié ce lundi 23 février. Dans ce dernier, qui déplore la présence d’une «offensive idéologique» qui «instrumentalise» le sujet, le mouvement compare la mise en œuvre effective des programmes d’éducation à la sexualité dans six pays européens, à savoir la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Suède et la Hongrie.
En France, l’éducation à la sexualité est obligatoire depuis une loi de 2001. Mais dans les faits, elle a longtemps été absente des programmes. «On estime qu’en 2021, seulement 15 % des enfants avaient accès à une éducation à la sexualité», pointe Sarah Durocher, présidente du Planning familial. De quoi pousser l’organisation, aux côtés de Sidaction et de SOS Homophobie, à saisir le tribunal administratif de Paris en 2023 pour dé




