En Côte-d’Or, des collégiens engoncés dans des uniformes de gendarmes – casques, matraques, boucliers et protège-tibias – ont participé à une simulation de manifestation violente pour apprendre à réprimer des militants. A Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), des lycéens se sont glissés dans la peau de matons, ont fouillé des cellules et simulé des heurts avec les détenus. Plusieurs adolescents ont été blessés. Dans le Haut-Rhin, les militaires du 152e régiment d’infanterie ont improvisé un stand de tir pendant la kermesse d’un collège, «pour le bonheur des petits et des grands», à en croire une publication de l’établissement sur Facebook. Dans le but d’infuser un esprit de défense chez les jeunes, les partenariats entre le ministère des Armées et celui de l’Education nationale se multiplient. Et, avec eux, leur lot de débordements, suscitant l’inquiétude de certains parents d’élèves et l’opposition d’une poignée d’enseignants.
Il faut dire que le contexte n’est pas anodin. Les parents inquiets dénoncent notamment un conditionnement des élèves dans un cli




