Magdalena émet quelques regrets. «Je n’avais pas parlé de ma condition et j’ai senti, au moment de mon évaluation, que j’aurais peut-être dû le faire. Parce qu’ils ont parlé de la communication, du rapport aux clients…» Face à Amandine Rochedy, en cette fin novembre, l’étudiante dresse un bilan de ses derniers stages. Celui-ci, à la réception d’un hôtel 4 étoiles, s’est «bien passé», mais peut-être la transparence aurait-elle évité des incompréhensions avec son employeur.
L’étudiante en deuxième année de licence de tourisme, hôtellerie, alimentation a été diagnostiquée d’un trouble du spectre autistique (TSA) il y a deux ans. Pour cette brune aux cheveux bouclés, «les relations sociales sont très compliquées», mais elle n’a pas osé mettre le sujet sur la table avec son tuteur. «A un moment, j’ai commencé à répondre au téléphone, ça a été un peu laborieux, poursuit-elle. Mes collègues ne disaient pas tous la même phrase en décrochant, donc je ne savais pas ce que je devais dire. Les tournures de phrase, ça peut avoir l’air de rien mais pour moi c’est important.»
Amandine Rochedy pose des questions, prend des notes. Cette maîtresse de conférences en sociologie est chargée de mission handicap à l’université Jean-Jaurès de Toulouse et référente du programme Atypie-Friendly. Un dispositif né début 2018 à l’université toulousaine Paul-Sabatier et désormais déployé dans 37 établissements universitaires en France, d’abord dénommé Aspie-Friendly et ré




