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Education nationale

A Paris, les décharges des directeurs d’école finalement maintenues à la rentrée 2026

Après des mois de tensions, l’académie de Paris a annoncé ce mercredi l’engagement du ministre de l’Education au maintien de ce dispositif dérogatoire qui permet aux dirigeants d’établissements de se consacrer à leur activité.

Rassemblement devant le rectorat de Paris le 11 février 2025. (Eric Broncard/Hans Lucas. AFP)
Publié le 17/12/2025 à 12h46

Les syndicats du premier degré public parisien peuvent être soulagés, du moins sur un point. Le ministre de l’Education Édouard Geffray «s’engage» au «maintien» du dispositif de décharges des directeurs d’école à Paris «à la prochaine rentrée», a annoncé l’académie de Paris, alors que le Conseil de Paris se penche sur le dossier ce mercredi 17 décembre.

Un décret en ce sens sera publié d’ici au mois de septembre, «afin de donner une base juridique pérenne» à ce dispositif particulier à la capitale, précise l’académie dans un communiqué diffusé sur X mardi soir.

A Paris, depuis 1982, les directeurs d’école sont déchargés de leur service d’enseignement dès que leur établissement comprend plus de cinq classes, au lieu de treize dans le reste du pays. Ils peuvent ainsi se consacrer entièrement à leur tâche de direction. Le ministère avait annoncé la fin de ce régime dérogatoire, la mairie de Paris ayant cessé en 2019 de verser à l’Etat les versements compensatoires dus.

L’ex-ministre de l’Education Élisabeth Borne avait justifié la fin à ce dispositif en soulignant qu’il n’était pas «conforme à la réglementation». Elle avait mis en avant des recommandations de la Cour des comptes.

«Compensation financière»

Mais au mois de mars, un mouvement de grève avait abouti à un moratoire sur la fin des décharges, le temps de mener des concertations sur le sujet. Début juin, l’association des directeurs d’école de Paris et la FCPE s’étaient de nouveau mobilisés.

Selon l’académie, une convention pourra «être signée avec la Ville de Paris», et une «négociation préalable» devra «régler la compensation financière, par la Ville, de ce dispositif particulier», dont le «coût de 24 millions d’euros annuels» a été «supporté uniquement par l’Etat» depuis 2019. Ce coût s’était élevé pour l’Etat à environ 116 millions d’euros depuis 2019, selon la Cour des comptes.

Le projet de décret a été examiné mardi par une instance consultative du ministère de l’Education et doit être examiné ce mercredi par le Conseil de Paris.

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