Pour sauver l’école, il ne suffit pas de dépenser plus. Il faut aussi dépenser mieux. Alors que l’Education nationale est le premier poste budgétaire de l’Etat depuis 1971, les économistes Julien Grenet et Camille Landais font le tri entre les mesures éducatives dispendieuses et les plus performantes dans une note du Conseil d’analyse économique parue cette année et intitulée Education : comment mieux orienter la dépense publique ? Le moment est opportun pour se poser la question, selon Julien Grenet, directeur adjoint de l’Institut des politiques publiques, qui voit en la baisse démographique actuelle une chance historique de repenser la dépense éducative.
Comment les dépenses éducatives peuvent-elles constituer des investissements rentables ?
L’indice d’efficacité de la dépense publique compare les coûts d’une politique à ses bénéfices futurs. Dans le cas de l’éducation, ils peuvent concerner les élèves (amélioration de l’apprentissage et des compétences scolaires, meilleur taux d’emploi sur le marché du travail, salaires et impôts plus élevés, donc plus de recettes pour l’Etat) ou la société en général avec des conséquences sur la participation civique, la santé ou la criminalité. Mais calculer cette rentabilité exige d’avoir une vision à long terme car les effets d’une politique éducative n’apparaissent que plusieurs décennies après.
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