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A la barre

«Ce n’est pas une manière de faire la fête» : au procès d’une soirée bizutage à Lille, la peine des parents de Simon Guermonprez

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Le jeune homme, étudiant en médecine, est décédé à l’été 2021 après une forte alcoolisation. Le parquet a requis la relaxe pour trois anciens élèves et le président de l’université lors du procès qui s’est tenu ce mardi 20 janvier.

Des photos de familles de Simon Guermonprez, ancien étudiant en médecine mort à la suite d'une soirée d'intégration en 2021. (Stephane Dubromel/Hans Lucas pour Liberation)
ParStéphanie Maurice
correspondante à Lille
Publié le 20/01/2026 à 20h45

«Je ne me sens pas coupable, mais je suis vraiment désolée. Ce qui est arrivé, c’est l’inverse de ce que l’on est, nous étudions pour sauver des vies.» Devant le tribunal correctionnel de Lille ce mardi 20 janvier, Juliette B., 24 ans, interne en médecine, est en pleurs. Elle est l’une des organisatrices de la soirée d’intégration étudiante du 8 juillet 2021, après laquelle Simon Guermonprez, 19 ans, alcoolisé, a trouvé la mort sur une autoroute. Ils sont trois à comparaître pour bizutage et complicité de bizutage, au côté du président de l’université de Lille, Régis Bordet. La famille de Simon Guermonprez estime que la responsabilité de l’institution est engagée.

Le procureur de la République ne les a pas suivis dans ses réquisitions : il ne voit pas de coupables dans ce dossier, pas de preuve d’une incitation à une consommation excessive d’alcool. Une position «inaudible pour les parties civiles», reconnaît-il. Il a requis la relaxe pour l’ensemble des prévenus. La famille du jeune homme, digne, n’a pas attendu la fin des plaidoiries pour quitter le procès, qu’elle espérait exemplaire. La décision a été placée en délibéré et sera rendue le 18 février.

«On danse, on parle, on boit»

Simon Guermonprez venait de décrocher son sésame, son entrée en deuxième année de médecine, après un concours difficile, où il est arrivé dans les premiers. Il s’est plié aux traditions existantes, que décrivent les chefs du «groupe Borgia», ainsi qu’il s’était surnommé, à la barre. A l’époque, les deux premières

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