«On peut pas fermer un lycée comme ça ! Pas Le Bréda !» Manon, en terminale au lycée des métiers Le Bréda d’Allevard (Isère), petite ville thermale perchée sur les contreforts du massif de Belledonne entre Grenoble et Chambéry, laisse échapper ses larmes, débordée par son émotion. Elle qui passera cette année son bac professionnel en Accompagnement, soins et services à la personne assure tout devoir à ce lycée professionnel privé mais laïc, qui s’est fait une spécialité du retour aux études des collégiens en décrochage. Un tiers des 162 élèves actuels de l’établissement étaient dans ce cas à leur arrivée, comme Manon : «Au collège, j’avais la boule au ventre, envie de vomir tout le temps. Dès que je suis arrivée ici, ma confiance en moi est revenue. Les profs sont tellement investis, toujours là pour nous, on apprend tellement de choses !»
Autour d’elle, 180 personnes sont réunies mardi 9 décembre dans la cour du lycée. Actuels et anciens lycéens, familles, personnels, élus locaux, tous sont venus à cette journée portes ouvertes animée par les élèves et leurs profs pour dénoncer la fermeture redoutée de l’établissement. Le bâtiment principal, remis à neuf il y a dix ans, est barré d’une immense banderole : «L’avenir c’est nous, sans lycée on échoue.» Sur le portail, une autre clame : «Plus qu’un lycée, une famille.»
A lire aussi
Le lycée Le Bréda est la propriété du groupe Creefi, une association loi 1901 qui gère deux autres lycées professionnels privés laïcs s




