Justine arrive à Sciences-Po «soulagée» ce mercredi matin. La veille, l’étudiante en première année de la prestigieuse école parisienne a appris, comme ses camarades, la démission du directeur de l’institution, Frédéric Mion. D’abord via les médias, puis officiellement «par un mail général» reçu aux alentours de 22 heures et signé de la main du chef d’établissement, sur la sellette depuis le début de «l’affaire Duhamel». «J’avais beaucoup de mal à me placer sur cette affaire au début», raconte Justine, emmitouflée dans son masque et son écharpe violette. La prise de position était évidente sur Olivier Duhamel, une fois la Familia grande paru, le livre dans lequel Camille Kouchner révèle le viol de son frère jumeau par son beau-père, président de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), qui chapeaute Sciences-Po, et dont Frédéric Mion était un proche.
Reportage
Devant Sciences-Po Paris : «Un président dont personne ne veut n’a aucune crédibilité»
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Pas totalement surpris, les étudiants de Sciences-Po Paris ont appris la démission de Frédéric Mion mardi soir. Ils attendent désormais une meilleure prise en compte des questions liées aux violences sexuelles, pointant un manque de dialogue avec l’administration.
Manifestation devant Sciences-Po Paris le 25 janvier, en faveur d'une démission du directeur de l'IEP, Frédéric Mion. (Denis ALLARD/Libération)
Publié le 10/02/2021 à 13h36
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