«Education intégrale», messes à gogo et non-mixité : avec l’Académie Saint-Louis, Pierre-Edouard Stérin ajoute une «touche scolaire» à son projet
La route est toute droite, de grands arbres déplumés de part et d’autre bordés de grillage. Le cœur de la Sologne, à une vingtaine de kilomètres de Salbris, la ville d’Alexandre Avril, vice-président de l’Union des droites pour la République, le parti d’Eric Ciotti, et aficionado des plateaux de CNews.
Un car scolaire s’engouffre par le portail blanc qui se referme sous notre nez. Voici l’Académie Saint-Louis, internat non mixte pour collégiens dans le Loir-et-Cher. Depuis la route, impossible d’imaginer la magnifique propriété, le château en briques rouges se reflétant dans l’étang, les allées de cailloux blancs et les 175 hectares pour gambader. Les photos claquaient, jusqu’à ce coup de ménage à l’automne. Le site internet a été revu de fond en comble. Exit la référence à l’«éducation intégrale», qui vise à considérer l’élève dans sa globalité, «corps, esprit et âme» avec «pour horizon la vie éternelle».
La devise «Former les hommes, révéler les talents» aussi, a disparu. C’était pourtant une clé de lecture importante pour cerner le projet de Pierre-Edouard Stérin, l’un des financeurs de l’école. Il