«Un président dont personne ne veut n’a aucune crédibilité. Cela aurait été compliqué pour lui de rester à ce poste.» Au lendemain de la démission de Frédéric Mion, Iman affiche une mine tout sauf surprise. Il n’est pas 9 heures mercredi, et l’étudiante en première année à Sciences-Po attend dans le froid matinal que la bibliothèque, nichée pile en face du 27, rue Saint-Guillaume, où se trouve la prestigieuse institution parisienne, ouvre ses portes. Pour elle, l’issue était certaine : pressé par de nouvelles révélations le mettant en cause dans l’affaire Olivier Duhamel, alors qu’il avait dans un premier temps nié être au courant des accusations d’inceste qui pesait sur son ami et ex-président de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), qui chapeaute Sciences-Po, Mion était de plus en plus contesté au sein de l’institution. «Je pense que l’administration a sous-estimé notre colère et la force de notre engagement, affirme une membre du collectif féministe non mixte Garçes, qui rassemble 40 étudiant⋅e⋅s de l’Institut d’études politiques (IEP) parisien. On regrette malgré tout que cette démission arrive si tardivement, c’est comme s’ils avaient espéré qu’on s’épuise et abandonne notre mobilisation [entamée le 7 janvier].»
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«Vous imaginez Frédéric Mion prononcer le discours d’inauguration l’année prochaine ? Je ne me serais pas déplacée», dézingue de son côté Iman. Elle souhaite à présent que le sujet déborde au-delà des cas des pe




