Leur credo tient en cinq mots. Ne pas trier les élèves. Face à une «réforme stigmatisante» et absconse, menant droit au «cauchemar professionnel», l’équipe enseignante du collège Pierre-Brossolette en périphérie de Troyes, dans l’Aube, est unanime : ils n’appliqueront pas la réforme dite du «choc des savoirs» de Gabriel Attal. Le texte publié le 17 mars prévoit notamment l’instauration de «groupes» (désormais ni de «niveau», ni de «besoin») en sixième et en cinquième, dès la rentrée 2024. Loin d’apaiser la gronde enseignante, la publication de l’arrêté a encouragé les enseignants à «aller encore plus loin», estime Rudy Trevet, professeur de mathématiques dans l’établissement classé REP+ et représentant syndical du Snes-FSU de l’Aube. Après des semaines de tractation, de mobilisation, de grève et
Choc des sachants
Groupes de niveaux au collège : des profs entrent en désobéissance civile
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Après des semaines de tractation, de mobilisation, de grève et d’opérations «collège mort», l’idée de ne pas appliquer la loi du «choc des savoirs» de Gabriel Attal, publiée le 17 mars, fait tache d’huile sur l’ensemble du territoire.
Gabriel Attal, l’initiateur de la réforme, à Andrésy (Yvelines) en janvier 2024. (Denis Allard/Libération)
Publié le 01/04/2024 à 21h05
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