Alan (1) fait défiler sur sa tablette un schéma qu’il a préparé lui-même. Des flèches, des blocs pour expliquer un métier que «personne ne connaît vraiment». Pour beaucoup, le périscolaire reste une simple garderie. «Les familles ne voient pas tout ce qu’on gère», remarque-t-il. Alan a 21 ans. Vacataire depuis quatre ans, il travaille cette année vingt-six heures par semaine dans une maternelle de l’est parisien, après être passé par une quinzaine d’écoles. Il n’a jamais signé de contrat, est payé «avec un mois de décalage» et travaille «à la demande et comme il manque du monde partout, on m’appelle tout le temps».
Selon l’association des maires de France, une collectivité sur deux déclare manqu




