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Précarité

«Les familles ne voient pas tout ce qu’on gère» : les animateurs du périscolaire, un métier en miettes

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Mal payés, peu formés, rarement considérés, ils tiennent pourtant une part essentielle dans les journées des enfants. Pénurie de candidats, horaires éclatés, vacataires à la chaîne, leur travail craque de partout.

Sur les terrains de tennis du quartier Verlaine à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le 1er juillet 2022. (Thierry Ardouin/Tendance Floue)
Publié le 24/11/2025 à 7h44

Alan (1) fait défiler sur sa tablette un schéma qu’il a préparé lui-même. Des flèches, des blocs pour expliquer un métier que «personne ne connaît vraiment». Pour beaucoup, le périscolaire reste une simple garderie. «Les familles ne voient pas tout ce qu’on gère», remarque-t-il. Alan a 21 ans. Vacataire depuis quatre ans, il travaille cette année vingt-six heures par semaine dans une maternelle de l’est parisien, après être passé par une quinzaine d’écoles. Il n’a jamais signé de contrat, est payé «avec un mois de décalage» et travaille «à la demande et comme il manque du monde partout, on m’appelle tout le temps».

Selon l’association des maires de France, une collectivité sur deux déclare manqu

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