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Interview

Mixité scolaire : «Les enfants sont d’une grande plasticité, ils s’adaptent vite»

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Emblématique par son ambition, le projet toulousain pour améliorer la mixité sociale à l’école doit notamment sa réussite à un dialogue et un suivi pédagogique poussés, estime le coordinateur mixité Etienne Butzbach.

Un autocar et un mini-bus affrétés par le conseil départemental de la Haute-Garonne conduisent 70 élèves jusqu’au collège de Tournefeuille, commune majoritairement pavillonnaire de l’ouest de l’agglomération. (Ulrich Lebeuf/Myop pour Libération)
Publié le 03/11/2021 à 4h54

Ancien maire socialiste de Belfort et coordinateur mixité au sein du Centre national d’étude des systèmes scolaire (Cnesco), Etienne Butzbach suit depuis six ans les expérimentations menées dans plusieurs territoires pour améliorer la mixité scolaire et sociale à l’école. Lancé en 2017, le projet toulousain est peut-être le plus emblématique et le plus ambitieux. Retour sur les raisons d’un succès.

Vous suivez depuis le début cette expérimentation, qui était un pari un peu fou : fermer deux «collèges ghettos» et acheminer les enfants par bus dans les collèges chics toulousains…

Cette expérimentation est assez exceptionnelle à tout point de vue. Par son ampleur, d’abord : au total, un millier d’enfants ont été répartis dans onze établissements de centre-ville. Cela représente aussi un millier de professionnels, si on additionne les équipes enseignantes et le personnel périscolaire, pour les trajets en bus, les ateliers à la pause méridienne… D’importants moyens ont été déployés : 57 millions d’euros, côté département. L’impulsion vient du conseil départemental, qui a entrepris le projet et tient la barre. L’Education nationale a joué le jeu, en tenant ses en

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