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Reportage

Mobilisation sociale : à Nanterre, les étudiants refusent d’être «une génération sacrifiée»

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A l’unisson de la rentrée sociale, une soixantaine de jeunes se sont rassemblés ce mardi matin devant la fac des Hauts-de-Seine. Ils dénoncent le manque de moyens dans l’enseignement supérieur et l’absence de prise en compte de leur situation.

Une soixantaine d'étudiants ont manifesté devant la faculté de Nanterre (Hauts-de-Seine), ce mardi. (Denis Allard/Libération)
ParCassandre Leray
photos Denis Allard
Publié le 05/10/2021 à 17h03

Comme un léger brouhaha qui s’accentue à chaque pas. A plusieurs dizaines de mètres de distance, on distingue déjà les voix de la soixantaine d’étudiantes et étudiants qui se sont rassemblés ce mardi matin à l’université de Nanterre (Hauts-de Seine). A l’unisson de la rentrée sociale qui anime tout le pays, ils sont là pour faire entendre leur colère. Impossible de lister d’une traite tout ce qui les pousse à manifester. Pêle-mêle, une étudiante critique le calcul des bourses, tandis qu’une autre embraye en rappelant à quel point la précarité est grande.

Au milieu de tout ce monde, une voix s’agace en évoquant le nombre de personnes qui se retrouvent sans place en licence ou en master pour cette rentrée. Sous la pluie, bouclettes brunes humides et lunettes embuées, Victor, élu étudiant Unef, y va franchement : «Cette situation mérite une grève nationale dans les universités et c’est ça qu’on veut construire aujourd’hui. On ne peut pas laisser le gouvernement faire de nous une génération sacrifiée.» Les jeunes militants ont d’ailleurs prévu de rejoindre la manifestation nationale à Paris ce mardi après-midi.

Après un an et dem

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