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Reportage

«On refuse de voir naître une première génération de lycéens sans manuel scolaire» : en Ile-de-France, les éditeurs s’inquiètent du virage numérique de la région

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A quelques jours de la rentrée scolaire, la numérisation de l’enseignement inquiète les maisons d’édition d’ouvrages pédagogiques qui dénoncent une «tiktokisation de l’enseignement», alors que, dans la pratique, le livre a quasiment disparu.

Si les manuels papiers ont été conservés dans des établissements, des professeurs ne les utilise quasiment plus que pour construire leurs cours, et très peu en classe. (Jean-Marc Barrere/Hans Lucas. AFP)
Publié le 30/08/2025 à 7h00

«Comment fonctionne un marché concurrentiel ?» En ce vendredi 29 août pluvieux, le chapitre de sciences économiques et sociales dispensé en classe de première est projeté devant un parterre de journalistes, dans une salle du VIe arrondissement de Paris. Plutôt qu’une double page clairement structurée avec des éléments de cours, des illustrations et des exercices repérables en un clin d’œil, l’interface présentée est nébuleuse. Pour avoir accès au cours complet, il faut désormais naviguer à travers une dizaine d’onglets à ouvrir les uns après les autres. Chacun correspond à un morceau du chapitre, sans aucune vision d’ensemble.

La démonstration est signée Nathan, Magnard, Humensis, Lelivrescolaire.fr. Ces puissantes maisons d’édition de manuels scolaires l’ont organisée à quelques jours de la rentrée pour «tirer la sonnette d’alarme» : d’après eux, leurs ouvrages d’enseignement dans les lycées d’Ile-de-France sont en train de disparaître, au profit de «manuels libres» commandés par la région, et

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