Payer plus pour être remboursés moins. C’est ce que déplore une partie du corps enseignant, contraint désormais de s’affilier à la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN) pour sa complémentaire santé. L’organisme gère déjà leur régime de sécurité sociale. Mais, jusque-là, les agents avaient le choix de leur mutuelle. A partir du 1er mai 2026, les enseignants, titulaires et contractuels, les AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap), les AED (assistants d’éducation), les retraités de l’Education nationale, mais aussi les agents des ministères de la Jeunesse, des Sports, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche… environ 1,4 million de personnes devront passer sous la bannière MGEN. Les changements d’affiliation ont commencé le 8 octobre, le mécontentement aussi. Les remboursements proposés sont critiqués, les personnels de l’Education nationale, indignés, se répandent sur les réseaux sociaux, brandissant leur calculette, évaluant leurs pertes, estimant être à nouveau «roulés dans la farine». Comment en est-on arrivé à cette situation possiblement inflammable qui touche un quart des fonctionnaires du pays ?
Mutuelle
«Options d’affiliation plus chères, remboursements généralement moins élevés» : l’inscription obligatoire à la MGEN crispe chez les enseignants
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En application de la loi sur la transformation de la fonction publique, les agents du ministère de l’Education nationale, mais aussi de la Jeunesse, des Sports ou de l’Enseignement supérieur, sont obligés de s’affilier à la mutuelle pour leur complémentaire santé d’ici le 1er mai 2026. Certains d’entre eux, qui critiquent la hauteur des remboursements, voient leur colère relayée par le député LFI Paul Vannier.
La MGEN à Paris, en mars 2013. (Jacques Demarthon/AFP)
Publié le 08/12/2025 à 12h13
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