Quelques jours avant sa nomination au ministère de l’Education nationale, Pap Ndiaye avait confirmé sa présence au colloque organisé par la Plateforme internationale sur le racisme et l’antisémitisme. Le directeur du Musée national de l’histoire de l’immigration devait intervenir à Arc-et-Senans (Doubs) le 28 juin sur le thème «identités et universalisme». Il avait tout de même précisé à l’organisateur, le sociologue Michel Wieviorka, qu’il «ne pourrait pas rester très longtemps» à la Saline royale. Son nom figure toujours au programme, mais peu probable que son nouvel agenda lui permette d’honorer l’engagement. Il y aurait sans nul doute délivré un discours bien différent que celui que son prédécesseur, Jean-Michel Blanquer, avait prononcé le 7 janvier lors d’un colloque à la Sorbonne. Et qui avait été perçu par beaucoup en macronie comme un point de non-retour. En pleine vague de Covid-19 dans les écoles, le ministre n’avait rien trouvé de mieux à faire que de mener une «offensive sur le plan intellectuel» afin de «déconstruire la déconstruction». Bref, de participer à un ra
Gouvernement Borne
Pap Ndiaye à l’Education: les coulisses d’un revirement
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Le choix de nommer l’historien, spécialiste des Etats-Unis et des questions liées au racisme, illustre la volonté d’Emmanuel Macron de tourner la page Jean-Michel Blanquer et a surpris tant à gauche qu’à droite.
Au ministère de l'Education nationale, vendredi. (Denis Allard/Libération)
Publié le 22/05/2022 à 21h10
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