Les parents de Simon Guermonprez, mort percuté par un camion sur une autoroute après une alcoolisation lors d’une fête étudiante à l’été 2021, ont obtenu une première petite victoire. Ce mardi 20 janvier, au procès qui s’ouvre au tribunal correctionnel de Lille pour bizutage, complicité de bizutage et homicide involontaire, l’université de Lille sera sur le banc des prévenus. A côté des étudiants en fac de médecine organisateurs de la soirée et du conducteur du poids lourd. «L’université a tout de suite ouvert le parapluie, en disant que ce sont des soirées externes, précise le père de Simon, Daniel Guermonprez. Mais pour nous, il y a une responsabilité de leur part.»
Ce sentiment a été objectivé par un rapport de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche. Il a motivé la citation directe de l’avocat de la famille Guermonprez, Me Damien Legrand, qui oblige l’université à être présente au procès. Certes, les événements d’intégration ont été interdits dès 2012 à la fac de médecine de Lille. Mais, note le rapport, cette soirée «a continué à avoir lieu au vu et au su de tous, organisée par des étudiants en dehors du périmètre universitaire, alors même qu’elle a été le théâtre d’événements graves (deux décès dans les années suivantes, et pour les années 2020 et 2021, deux viols et trois blessés graves)». Il ajoute : «Dans les faits, l’UFR tolère, en les connaissant, les groupes d’intégration existants qui ont continué leurs activités




