Jeter un œil aux rapports de jurys de Capes est une démarche riche d’enseignements. Prenez les maths. En 2005, un candidat sur trois (32 %) présent à ce concours permettant de devenir enseignant titulaire en collège et lycée général était admis. L’an passé, c’était un sur deux (51 %). Mieux encore : l’allemand. En 2017, 37 % des candidats présents étaient admis, contre 84,93 % en 2021. Est-ce à dire que les concours ne sont plus guère sélectifs ? Et, en creux, que le niveau des professeurs a dégringolé ? «La barre était plus haute quand on avait 8 000 candidats pour le même nombre de postes, contre un millier aujourd’hui, concède Xavier Sorbe, président du jury du Capes de mathématiques. Pour autant, le jury a pour principe de ne retenir que les candidats auxquels on peut confier la responsabilité d’un service d’enseignement. D’ailleurs, on ne pourvoit pas tous les postes, parce qu’il ne s’agit pas de mettre devant les élèves des personnes qui ne sont pas faites pour ce métier.»
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Résultat de la diminution du nombre de candidats, les pourcentages d’admissibilité augmentent. Si le niveau n’est pas forcément plus faible, les attentes des jurys sont davantage ciblées sur la capacité à tenir une classe.
L’an passé, la barre d’admission était fixée à 8 /20 en maths, 8,57 en anglais. Et pour devenir professeur des écoles, le seuil d’admissibilité au concours, baptisé CRPE, était cette année à 5,45 /20 dans l’académie de Créteil, 7 dans celle de Versailles. (GODONG/BSIP. AFP)
ParElsa Maudet
Publié le 23/05/2022 à 7h09
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