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Lesbophobie

Suicide de Caroline Grandjean : l’interminable harcèlement d’une directrice d’école

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Une enseignante du Cantal s’est donné la mort lundi, jour de la rentrée scolaire, après des mois d’attaques lesbophobes et de tensions avec sa hiérarchie, qu’elle accusait de l’avoir abandonnée.

L'école de Moussages, que Caroline Grandjean dirigeait, à la sortie des classes le 2 septembre 2025. (Julien Coquentin/Hans Lucas pour Libération)
Publié le 02/09/2025 à 21h20

Lundi, jour de la rentrée scolaire. Alors que les écoliers reprennent le chemin des classes, Caroline Grandjean choisit de ne plus jamais y retourner. Cette directrice d’école de 42 ans, en poste à Moussages (Cantal), s’est donné la mort ce matin-là, après avoir appelé la plateforme nationale de prévention du suicide. Et cela à l’issue de dix-huit mois de harcèlement lesbophobe et d’affrontement avec sa hiérarchie, comme l’a révélé le Parisien mardi.

Jusqu’au bout, elle a accusé l’Education nationale de l’avoir abandonnée. Aucun écrit n’a été retrouvé pour le moment par les enquêteurs mais «ce n’est pas anodin de partir le jour de la rentrée», remarque Thierry Pajot, secrétaire général du syndicat des directeurs et directrices d’école (S2DE).

Tout commence le 13 décembre 2023. Sous le préau de son école à classe unique, Caroline Grandjean, mariée à une femme, découvre un tag homophobe, «sale gouine», sur un tableau sous le préau. Elle alerte aussitôt l’inspection et assure avoir reçu pour toute réponse : «Ce n’est pas toi qui es attaquée mais ta fonction. Tu dois rester professionnelle.» Dès le p

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