Lorsque la nouvelle est tombée, mardi soir, Alice a eu un réflexe : «J’ai téléphoné aux étudiants dont je savais qu’ils n’allaient pas bien.» Certains le connaissaient, d’autres non. Mais pour plusieurs d’entre eux, l’annonce du suicide de Guillaume dans sa chambre de la résidence universitaire de Nanterre a fait l’effet d’une bombe. «On a dû les emmener prendre l’air, c’était un électrochoc», raconte Alice. Dans un contexte de détresse économique, alimentaire et sociale, cette étudiante en psychologie a décidé de mettre à contribution ses compétences. Mails, prise de contact, redirection vers des Bapu (les Bureaux d’aide psychologique universitaire) : elle accompagne quelques-uns des 1 400 résidents du Crous, les plus fragiles. Une lourde responsabilité qu’elle assume au sein d’ATR 92, l’une des nombreuses associations présentes sur le campus, 32 hectares jalonnés par des bâtiments fleurant bon les années 1970 derrière le quartier d’affaires de La Défense, où se croisent chaque année 30 000 étudiants.
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Sur le campus de Nanterre, des associations devenues vitales face à la crise sanitaire
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Distributions alimentaires, ateliers sportifs, soutien psychologique… A la résidence universitaire de Nanterre, ils sont des dizaines à multiplier les actions de solidarité. Une vie associative cruciale en pleine crise sanitaire, surtout après le suicide d’un étudiant cette semaine.
A Nanterre, mercredi. (Cyril Zannettacci/Vu pour Libération)
Publié le 13/02/2021 à 14h09
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