La petite annonce, publiée en fin de semaine dernière sur les réseaux sociaux, n’est pas passée inaperçue. «Collégiens marseillais cherchent deux professeurs de français», indique le texte, signé de l’association des parents d’élèves MPE13 du collège du Roy-d’Espagne, quartiers sud de Marseille. Faute de solution en provenance du rectorat pour remplacer un enseignant absent depuis les vacances de la Toussaint, les parents d’élève ont pris l’initiative, «en accord avec le chef d’établissement», précisent-ils, de lancer leur propre circuit de recrutement. L’annonce détaille le nombre d’heures à assurer, les niveaux des classes concernées, le degré de diplôme requis et renvoie les candidats potentiels vers le mail de la direction du collège, qui devra ensuite transmettre les CV au rectorat pour validation. «On a reçu des CV, notamment de gens qui ont déjà enseigné, assure, optimiste, Séverine Gil, vice-présidente de MPE13. C’est la deuxième fois que l’on fait ça. Il y a deux ans, c’est comme ça qu’on avait trouvé un prof d’anglais.»
C’est la toute nouvelle ministre de l’Education nationale, dans une sortie médiatique plus que polémique, qui a mis elle-même les pieds dans le plat : si elle a mis ses enfants dans le privé, soutenait Amélie Oudéa-Castéra, c’est parce qu’elle et son mari auraient été confrontés à «un paquet d’heures pas remplacées» dans l’établissement public parisien où était scolarisé leur enfant. Un mensonge la concernant,




