Elle précise d’abord avoir «peur de dire». Puis la petite de 4 ans raconte à ses parents ne pas aimer ce que lui aurait fait subir David G., un animateur du périscolaire parisien âgé de 36 ans. C’est l’un des premiers récits d’agression sexuelle qui, au début du mois d’avril, alerte les familles de l’école maternelle Alphonse-Baudin, dans le XIe arrondissement de Paris.
L’enfant cite des noms d’autres camarades concernés. Les familles en question interrogent alors leurs enfants. C’est l’effet domino. «Les langues se délient immédiatement», rapportent maîtres Hannah Kopp et Rebecca Royer, avocates de huit familles. Dix-neuf enfants ont été entendus par la brigade de protection des mineurs. Cinq de ces témoignages, considérés comme suffisamment précis lors de l’audition, ont été retenus par le parquet de Paris en vue du procès qui doit se tenir ce mardi 25 novembre. Les avocates Hannah Kopp et Rebecca Royer ont par ailleurs engagé trois citations directes pour demander au tribunal de ju




