Menu
Libération
Interview

Violences sexuelles: «Une université ne peut pas exiger un dépôt de plainte avant de faire quelque chose»

Réservé aux abonnés

Alors que des révélations de violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur s’enchaînent, l’inaction des établissements est souvent dénoncée. Catherine Le Magueresse, juriste, détaille auprès de «Libé» les responsabilités des écoles et universités face aux signalements qui leur sont remontés.

Lors d'une marche contre les violences sexistes et sexuelles a Montpellier, à l'initiative du collectif #NousToutes, le 21 novembre. (Corinne Rozotte/Divergence)
Publié le 23/06/2022 à 16h28, mis à jour le 27/06/2022 à 14h02

Voilà des mois maintenant que la vague #MeToo déferle sur le monde de l’enseignement supérieur. Les témoignages sous le hashtag #SciencesPorcs en 2021, les accusations de viols au sein de Centrale Supélec ou les faits d’emprise d’un professeur sur des élèves dénoncés en prépa littéraire en sont des rappels : les violences sexuelles ont aussi cours derrière les murs de l’université.

Depuis des années, des collectifs et associations étudiantes luttent bénévolement pour que leurs établissements agissent. Des cellules d’écoute mais aussi des référents égalité ont beau avoir été mis en place, reste encore un important retard à rattraper. Pour ce faire, les directions sont attendues. De nombreux récits pointent l’inaction des établissements face aux signalements reçus. Surtout, les mesures prises sont souvent jugées insuffisantes ou mal mises en œuvr

Dans la même rubrique