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Maltraitances

Ehpad publics: «Les petits vieux étaient nez au mur, tout seuls»

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En trois ans d’enquête dans des établissements gérés par des hôpitaux ou des collectivités, la journaliste Elise Richard a constaté de nombreux manquements, souvent dus au manque de personnel.

«Ça arrange quelque part le gouvernement qu’on pointe du doigt Orpea et le secteur privé lucratif parce que ça le désengage de toute responsabilité, mais le problème est systémique», rappelle Elise Richard. (Alexander Ziegler/Plainpicture)
Publié le 21/04/2022 à 6h30

Pour Elise Richard, cela ne fait aucun doute : «Au-delà du cas Orpea et de ses dérives inacceptables, la maltraitance existe dans tous les établissements, quel que soit leur statut. C’est un problème systémique.» La journaliste a enquêté durant trois ans dans des Ehpad et des services d’aide à domicile et en a tiré un livre, Cessons de maltraiter nos vieux ! (Editions du rocher), sorti à l’automne. Ce qu’elle dénonce ne relève pas d’un système ultra sophistiqué mis au point pour engranger des profits, comme est accusé de l’avoir fait le groupe privé Orpea, mais de manquements répétés causés par un manque de salariés. Cette fameuse maltraitance institutionnelle.

En France, plus de 42 % des Ehpad sont publics (ils sont gérés par des hôpitaux ou des collectivités, généralement les centres communaux d’action sociale), près d’un tiers sont privés non lucratifs (chapeautés par des associations) et un quart sont privés commerciaux (administrés par des entreprises à but lucratif). Dans tous les types d’Ehpad, «il y a un sous-effectif chronique de personnels, avec 63 ETP [équivalents temps plein, ndlr] en moyenne pour 1

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