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Reportage

En Auvergne, des artisans volent au secours des logements mal isolés

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Les Compagnons bâtisseurs assistent les propriétaires n’ayant pas les moyens de rénover leur habitation, en les aidant à définir leurs besoins et à solliciter les aides publiques mal connues auxquelles ils ont droit.

Mael Berger, directeur de l'association «les Compagnons Bâtisseurs Auvergne» qui accompagne des personnes en difficulté dans l'appropriation et l'amélioration de leur habitat, à Clermont-Ferrand, le 30 novembre 2022. (Pascal Aimar/Tendance Floue pour Libération)
ParAnaïs Moran
envoyée spéciale en Auvergne
Publié le 21/12/2022 à 20h22

«Ces fenêtres, elles sont d’origine ?» Nous sommes dans le salon de Salima (1), 48 ans. «Non, répond-elle. Quand on a acheté la maison, elles étaient fissurées. Avec mon mari, on en a racheté sur le Bon Coin. Ce n’est pas terrible, je sais. On sent l’air froid quand on s’approche.» Direction la cuisine. Carrelage au sol et meubles gris mat. «Vous voyez, la porte au fond donne directement sur votre garage et cette porte n’est pas du tout isolée. Et regardez la fenêtre, on voit la lumière du jour au niveau des joints.» Salima fait la moue, les mains sur les hanches. Elle le sait. La salle de bains, maintenant. Aucun d’extracteur d’air n’a été posé. «Dès que l’air est humide, la sensation de froid est beaucoup plus forte. Ça n’aide pas à vous sentir bien dans votre logement.» Salima écoute. Il faut aussi vérifier les combles perdus. En 2020, une entreprise l’avait contactée en lui proposant de refaire l’isolation de sa charpente pour 1 euro, fameux dispositif «coup de pouce» du gouvernement (2). Des artisans de ladite boîte étaient donc venus. «Je crois bien qu’ils vous ont arnaquée. Aucune ouate de cellulose n’a été posée. Ils n’ont rien fait. Il vous reste seulement les 10 centimètres d’une très ancienne isolation.» Salima soupire. «On est désolés de pointer tous les défauts de votre domicile, de vous titiller, mais on veut vous aider. On va trouver des solutions ensemble, on est là maintenant.»

Ce dernier matin de novembre, à C

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