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A Lyon, ces profs hébergent des élèves à la rue : «Je n’aurais pas pu justifier de les laisser dehors»

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A Lyon, un appel à la grève est lancé ce jeudi 20 novembre par des enseignants et des travailleurs sociaux pour alerter sur les enfants sans-abri, scolarisés dans les écoles de la métropole. Certains de ces profs accueillent chez eux des familles en difficulté. Ils racontent ce choix.

Un enfant hébergé grâce au collectif Jamais sans toit, le 8 septembre à Lyon (Rhône). (Antoine Boureau/Hans Lucas. AFP)
ParMaïté Darnault
correspondante à Lyon (Rhône)
Publié le 20/11/2025 à 7h15

«Parce que ces enfants, ce sont nos élèves.» Ces quelques mots résument la situation de 270 mineurs scolarisés dans la métropole de Lyon. Et ils signent l’appel à la grève lancé ce jeudi 20 novembre par des enseignants et des travailleurs sociaux, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant. Menée dans la préfecture du Rhône par les collectifs Jamais sans toit et Hébergement en danger, la mobilisation de ces métiers «en première ligne face à la misère» entend marteler «qu’aucun enfant ne devrait grandir à la rue».

D’autant plus lorsque les températures nocturnes descendent en dessous de zéro degré, ce qui a été le cas cette semaine en Rhône-Alpes et le sera encore les prochains jours. «Leurs besoins élémentaires ne sont pas satisfaits : ils ne dorment pas, arrivent en classe le ventre vide et les affaires mouillées, ils ne peuvent pas apprendre dans ces conditions», rappellent les organisations dans un communiqué. Et pour les professionnels, «travailler dans ces conditions, c’est aller contre [leurs] valeurs, contre [leur] éthique, contre la promesse même de la République», celle «d’une enfance protégée et d’une dignité garantie pour tous».

«Pas vu d’autre solution»

Alors certains enseignan

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