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Congé de naissance : les parents d’un bébé né à partir de janvier 2026 pourront en bénéficier

Lors des débats parlementaires, l’exécutif a annoncé que l’indemnisation s’élèverait à 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second. Il faudra attendre le courant de l’année 2026 pour son entrée en vigueur technique, précise le ministère de la Santé ce 18 décembre.

Cette indemnisation s'ajoute aux congés maternité et paternité existants, ainsi que le congé parental. (Andrew Matthews/PA Photos.ABACA)
Publié le 18/12/2025 à 21h42

Son application avait été initialement fixée à juillet 2027, ce sera finalement dans deux semaines. Tous les parents d’un bébé né à partir du 1er janvier 2026 pourront bénéficier du nouveau congé de naissance prévu par le budget de la Sécu. Mais ils devront attendre l’entrée en vigueur technique du dispositif, «dans le courant de l’année», annonce le ministère de la Santé ce jeudi 18 décembre.

Annoncé par Emmanuel Macron en janvier 2024 dans son discours encourageant au «réarmement démographique» et adopté fin octobre, ce congé de naissance pourra durer un ou deux mois, selon le choix du salarié, et être fractionné en deux périodes d’un mois. Il s’ajoute aux congés maternité (16 semaines) et paternité (28 jours) existants. Le congé parental actuel est aussi maintenu.

Le montant d’indemnisation doit être fixé par décret. Mais lors des débats parlementaires, l’exécutif a annoncé qu’il s’élèverait à 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second.

C’est surtout le calendrier de son application qui a fait débat. Initialement fixée à juillet 2027, elle a été avancée à l’Assemblée nationale à janvier 2026. Avant d’être décalée d’un an au Sénat - où ont notamment été mises en avant des contraintes techniques. Elle a finalement été fixée à janvier 2026 dans le texte définitivement adopté mardi au Palais Bourbon.

Modalités d’application à préciser

Ce congé «est très attendu par les Français […]. Évidemment, nous allons respecter la loi, même si j’avais pu dire qu’il y avait des sujets techniques pour y arriver. Donc, on va le faire, on va y arriver, mais de façon dégradée», avait déclaré jeudi après-midi sur France Info la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.

L’entrée en vigueur dès le 1er janvier 2026 «n’est techniquement pas envisageable ni sécurisée pour les employeurs, comme cela avait été souligné par le gouvernement dans le cadre des débats parlementaires. Les équipes sont pleinement mobilisées pour permettre une entrée en vigueur dans le courant de l’année 2026», a précisé en soirée à l’AFP le ministère. Les modalités d’application «seront précisées aux futurs parents et aux employeurs dans les prochains jours».

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