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Le billet de Sabrina Champenois

Exiger des donneurs de sperme un QI d’au moins 85 : pipeau de l’intelligence en pipettes

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L’initiative d’une banque danoise de sperme se base sur la transmission de l’intelligence, qui est contestée, de même que font débat le quotient intellectuel et même la définition de l’intelligence.

Au centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme, au CHU de Bordeaux. (Burger/Phanie)
Publié le 27/11/2025 à 17h29

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Voilà qui va donner du grain à moudre aux contempteurs de la procréation médicalement assistée, qui y voient une «marchandisation du corps» avec dérive vers un business immoral. Dans un article paru le 20 novembre, Courrier international rapporte qu’une banque danoise de sperme, Donor Network, «ne propose plus que du sperme provenant d’hommes ayant un quotient intellectuel (QI) égal ou supérieur à 85». Interrogé par la radiotélévision publique danoise, le patron de la banque, Jakob Schöllhammer Knudsen, argue que «vous avez un risque beaucoup plus élevé d’avoir un enfant peu doué si vous avez un enfant avec un donneur avec un faible QI. Et si, en tant qu’être humain avec un QI moyen, j’ai un enfant avec quelqu’un avec un QI exceptionnellement élevé, on s’attend à ce que le QI de notre enfant se trouve quelque part entre les deux.» L’objectif de Donor Network serait de «rassurer les acheteurs».

Equation multifactiorielle

Jakob Schöllhammer Knudsen le reconnaît lui-même :

Pour aller plus loin :

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