Gérald Darmanin s’est posé ce dimanche 11 février au matin à Mayotte. Du ciel au choc. Accompagné de la nouvelle ministre déléguée à l’Outre-mer, Marie Guévenoux, le ministre de l’Intérieur a mis l’ambiance sur le tarmac de l’aéroport de Mamoudzou en annonçant la fin du droit du sol à Mayotte. «Le président de la République m’a chargé de dire aux Mahorais que nous allons prendre une décision radicale, qui est l’inscription de la fin du droit du sol à Mayotte, a-t-il expliqué. Dans une révision constitutionnelle que choisira le président de la République. C’est-à-dire qu’il ne sera plus possible de devenir français si on n’est pas soi-même de parents français. Et nous couperons ainsi littéralement l’attractivité qu’il peut y avoir dans l’archipel mahorais. Il ne sera donc plus possible de venir à Mayotte de façon régulière ou irrégulière, de mettre un enfant au monde ici et d’espérer devenir français de cette façon. C’est une mesure extrêmement forte, nette, radicale, qui évidemment sera circonscrite à l’archipel de Mayotte.»
Pente glissante
A Mayotte, Gérald Darmanin foudroie le droit du sol
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A peine arrivé à Mamoudzou ce dimanche 11 février, le ministre de l’Intérieur a annoncé vouloir réformer la Constitution afin de couper court à «l’attractivité de l’archipel» pour les migrants. Une brèche qui suscite l’ire de la gauche et dans laquelle la droite s’engouffre volontiers.
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à Mamoudzou le 25 juin. (Chafion Madi/AFP)
Publié le 11/02/2024 à 20h41
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