Menu
Libération
Reportage

Candidats enfants d’immigrés aux municipales : «Ça me fait mal au cœur pour mes parents qui auraient aimé glisser leur nom dans l’urne»

Réservé aux abonnés

En Seine-Saint-Denis, nombre de têtes de liste issues de l’immigration briguent des mairies alors que leurs parents n’ont pas le droit de vote. Une nouvelle génération qui tire de cet état de fait une motivation supplémentaire plutôt qu’un frein.

Sofienne Karroumi, candidat d'une liste citoyenne à Aubervilliers, le 9 février 2026. (Denis Allard/Libération)
Publié le 14/02/2026 à 9h00

Il marche dans la ville en pointant du doigt le futur. Des chantiers à perte de vue, de grandes tours qui tombent et des petites qui poussent. Une gare bientôt opérationnelle qui reliera sa commune à la capitale et aux villes alentour. Oumarou Doucouré, 41 ans, postule à la mairie de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) les 15 et 22 mars. Le socialiste était le premier adjoint au maire communiste, Gilles Poux, qui lâche son bureau après trente ans de règne. Son histoire le rattrape à chaque coin de rue. Des «papas» le prennent dans ses bras et des «mamans» lui demandent des nouvelles de la famille. Oumarou Doucouré joue à domicile. Il est né à La Courneuve. Sa notoriété aura son utilité le jour du vote mais le natif de la ville ne pourra compter sur le suffrage de ses parents maliens.

Le droit de vote des étrangers aux scrutins locaux figure au rang des promesses oubliées. Il faisait partie du programme commun porté par François Mitterrand au siècle dernier mais également dans

Dans la même rubrique